Faty

Le liebsterg award de Faty

 

 je l'adore ...
je l’adore …

Escale du Liebsterg award dans le vestibule de la femme de Tombouctou, heureusement qu’il s’écrit plus qu’il ne se prononce et qu’on peut copier et coller le mot sinon je vous assure moi et l’allemand faisons deux.  Pour la petite histoire, c’est un trophée que vous accordez à vos blogs préférés. Tu es nominé ? C’est comme si tu as l’objet en main. Donc félicitez-moi après lecture-pourquoi pas dès maintenant ?-

Une bonne aubaine pour parler de votre petite personne et dévoiler même certains pans, pas toujours positifs de votre personnalité, sans s’en rendre compte. Pourtant que d’efforts pour les cacher et se montrer sous un jour toujours rayonnant.

La mystérieuse
La mystérieuse

Ce trophée ne doit pas procurer la même sensation que le Bob’s du meilleur blog en français que  Alimou Sow a remporté haut la main. D’ailleurs je ne suis pas étonnée de ne pas le voir se prêter au jeu bien que nommé pas plusieurs mondoblogueurs. Il n’a pas le temps la nouvelle star de Mondoblog. Exit Florian Ngimbis et son regard de James Bond africain qui plait tellement aux filles (même le sachant malade, je ne peux pas être gentille avec Florian, excusez du peu  mesdames !).

J’ai été nominée par sept mondoblogueurs auxquelles je dois réponse. Je traine des pieds. Je voudrai bien me dérober bien qu’ayant éprouvée de l’impatience et de la curiosité quant aux personnes qui me nomineront.  Mes nomineurs (je sais que le mot n’existe pas mais pourquoi ne pas l’inventer pour la circonstance ?) sont :

Pascaline Breuil la française qui vivait au Caire, qui a aimé Dakar. Elle est devenue une grande amie à Dakar. J’avoue l’avoir prise pour Aurore. Mais bon, Aurore aussi est une fille en or.je sais que j’aurai la place de commentateur si jamais elle parvient à être nommée directrice des programmes de Canal+.

Serge Katembera ,  Le garçon qu’on croirait timide, tellement vivant, polyglotte (comme beaucoup de mondoblogueurs d’ailleurs) et si ouvert. J’apprécie Serge. Il le sait. Tout le monde le sait (je veux dire tout MONDOBLOG). Un vrai citoyen du monde congolais, étudiant et aimant le Brésil, né en France. C’est un sage déjà à 27 ans.

Sara, pseudo : Limoune, citron, mon reflet, reflex, karaté – hum…blogueuse en situation à Dakar– qui me fait chaque fois réfléchir. Un reflet bien bizarre qui ne connaissait pas Zlatan Ibrahimovic en vivant en France. Son ânier… que nous cherchions ensemble (hum…  il parait !!! je  me demande comment je réussirai là où certaines ont échoué ma douce hibou). Miroir, miroir cherche ton ânier  rapidement j’ai déjà le mien -sans sel-

Mamady Keita, l’étudiant guinéen en Ukraine. Un frère. Un petit-frère émouvant  et si appréciable, gentil. J’ai eu un plaisir fou à jouer une partie de foot avec lui à Dakar sur console bien sûr ! Il m’a battu, mais je suis bonne perdante et fair-play. Je sais maintenant qu’il me faut chercher une console de PlayStation 3 ou un émulateur pour jouer avec mon ordi, ma PS2 est dépassée.  Que Dieu le préserve des méfaits des filles !

Boubacar Sangaré, l’étudiant malien. Bouba le doux qui souffre comme ces milliers d’étudiants maliens, une souffrance par laquelle je suis passée il y a dix. Il est jeune mais si plein de convictions. D’avenir. En plus sa ville préférée est ma ville natale : nous ne pouvions que nous entendre. C’est mon chauffeur de moto aussi parfois. (Suis-je la seule à en avoir ?). Sa gentillesse n’a pas de borne. Que Dieu lui donne une bonne ânière.

Josiane Kouagheu : une fille formidable, d’une douceur  et d’une gentillesse sans égale. Je ne pense pas lui avoir servi une seule de mes blagues de mauvais gout. Elle semble presque craindre le monde.  Elle est si réservée. Josiane les hommes ne sont pas aussi méchant qu’ils en donnent l’air suffit qu’ils t’aiment. Je te souhaite de connaitre cette complicité. Tu en sortiras encore plus grande.

Mohamed Sneiba : une nomination qui ne m’a pas beaucoup étonnée car  nous sommes devenus presque coutumier à Dakar, toujours assis à la même table échangeant sur les différences entre le Mali et la Mauritanie.

A. Moi en 11 points –de suture ?-

Je ne sais pas. La règle du jeu n’impose pas de donner ses impressions sur ceux qui vous ont nominé mais l’occasion était trop belle pour ne pas la tenir. Je l’ai fait.

Elle demande de se présenter en 11 points.  Je m’y soumets-pour une fois, car mon gout pour la révolte , la contradiction est immense. Mais je ne vous cache pas l’envie folle que j’ai  eu de m’y soustraire, alors qu’en même temps j’étais pressée d’être nominée.  Je m’attendais bien à une nomination de la part de trois  ou quatre personnes qui n’est pas venue. Je me suis surestimée ou flouée. Non c’est juste un jeu et dans celui de ce trophée au nom allemand –je n’en  parle pas un seul mot- la créativité était au rendez-vous :

–          Certains n’ont nominé que des femmes  -parmi lesquels je ne suis pas et je ne me pose pas de question sur les raisons car ils donnent les raisons de leurs choix

–          D’autres que des hommes, je suis bien certaine que Mylène me nominerai si elle nominait des femmes –après Axelle et Florian hein !- la relation entre elle est moi est unique malgré le grand contraste entre les personnalités.

–          Un ne nomina point de mondoblogueur donc pas d’espoir pour une mondoblogueuse du fin fond du désert occupé  du grand nord inconnu du Mali qui ne serait habité que par des tribus arabo-berbères. Je vous avertis. Noire, je suis. Petit coup –coucou- à Gaïus Kowené de N’Goma. Je pense à toi  aussi,  ne te fait pas tuer hein !

–          Moi; je ne sais pas qui je nominerai jusqu’ici car ceux que je veux nominer soit m’ont nominé –la règle prohibe leur nomination-soit se sont déjà prêtés au jeu –Mylène, FBI, Mon binôme- ou sont récalcitrants à se soumettre à l’exercice  Alimou Sow, Florian Ngimbis, Adjmaël–donc je les laisse tranquille car je n’aime pas  enquiquiner les gens-

Vous comprendriez certainement que ce n’est pas pour avoir le plaisir de vous dévoiler mon personnage –que certain qualifient d’atypique-, car mon nomineur Mamady a déjà fait un portrait de moi que donnes 11 détails sur moi, mais quel homme ne serait pas content d’être le préféré d’un autre de par le monde ?

Donc voici Faty en 11 points :

  1. Fille d’expatriés maliens au Niger, j’en ai gardé un amour pour la gastronomie  et la musique nigérienne, le piment et la langue djerma que je parle toujours avec mes sœurs et mon frère.
  2. J’aime les motos, les voitures mais aussi le football, les jeux vidéo, les dessins animés et les bandes dessinés, les mangas, les films d’horreur, le reggae et le rap. Cela me donne un côté garçon manqué malgré mon aversion pour les pantalons.
  3. Mon défaut ? trop directe et têtue –comme l’âne qui emportera Sara  vers  la Mecque. Je partirai bien à la Mecque moi aussi mais pas à dos d’âne.
  4. J’aime la simplicité, la gentillesse  et la générosité chez une femme
  5. La fierté est ce que j’aime le plus chez l’homme si elle n’est pas confondue à l’égocentrisme.
  6. Je ne suis pas contre la polygamie, mais ce n’est pas une raison créer un fan’s club pour ma coépouse.
  7. Physique ? une femme pas grande sans être courte plutôt enveloppée. Energique. Rapide dans les gestes. Les bras courts mais cela ne m’empêche pas de conduire ma Djakarta.
  8. J’aime mon métier l’enseignement, écrire, discuter est un plaisir. La musique m’inspire.
  9. Je voyagerai tous les jours si je pouvais. J’aime le contact.
  10. Politiquement ? Socialiste jusqu’au jour où j’ai compris que les partis politiques ne l’utilisent que pour accéder au pouvoir. Maintenant il faudrait me convaincre de voter en juillet. J’ai peur pour mon pays. L’horizon n’est pas net.
  11. Je n’aimerai pas décevoir mes parents. Je demande toujours conseil avant de prendre une décision. Je ne change pas d’avis facilement.

B. 11 réponses  aux questions de Sara, Serge, Mamady, Boubacar…

credit photo: Google
credit photo: Google

Ne pouvant répondre aux 77 questions qui m’ont été posées je me propose de choisir celles qui m’arrangent le plus –en espérant que les funérailles de mon anonymat n’auront pas lieux aussitôt que ce billet sera publié.-

1. Pourquoi vous bloguez? (Serge)

Pour m’exprimer, exprimer mon humeur, mon humour, mes envies, mes projets, mon amour pour mon pays, mes convictions sans m’attarder son ma petite personne.

2. Quel est votre livre préféré ? (Serge)

Il s’agit d’un roman que j’ai lu au lycée. Il s’appelle « l’amour en héritage » de Judith Krantz. Une histoire émouvante que je n’ai pu oublier.  Après la lecture  de ce livre j’ai compris le pouvoir de l’amour et j’ai décidé d’aimer mon prochain. J’ai aussi aimé « Ségou ou les murailles de terre (je pense toujours de fer, pourquoi ???) de Maryse Condé. Ce livre m’a permis de créer un contact avec mon pays –le Mali- quand je me faisais traiter d’ « amenée par son pied » par les nigériens.

3. Quel est votre rapport au cinéma? C’est quoi votre film préféré? (Serge)

J’aime le cinéma. Il me permet de remplacer les heures de lecture que je ne peux plus me permettre. J’adore les séries US (les experts, profiler, New York police judiciaire), Vampire Diairies. J’ai plus de mal avec les films longs et épisodiques  qui ne peuvent me tenir en haleine. Je m’en désintéresse facilement comme des télénovelas. Quand les autres regardent les télénovelas je m’attèle à leur empêcher de comprendre en leur posant des questions sur les épisodes passés tout en faisant dos à la télé. Je ne suis jamais rentrée dans une salle de cinéma.

4. Quelle est  votre citation préférée ? (Mamady)

Je crois que les proverbes et autres adages sont une force de l’Afrique.  Ils démontrent  de notre sagesse. J’adore les utiliser dans mes phrases pour donner de la profondeur à mes idées « tout ce qui fait le pourtour de la maison fini par entrer par la porte » donc  « pourquoi pourchasser une souris qui habite ta maison ? » Mamady !

5. Qui êtes-vous vraiment ? (Pascaline)

Une simple citoyenne du Monde encrée à Tombouctou. Dans ma tête je suis toujours à Tombouctou.

6. Bloguer sans internet, c’est possible ? (Sara)

Non mon miroir, c’est impossible même si tu as une boule magique comme la sorcière dans blanche neige. C’est encore plus impossible quand il n’y pas d’électricité. Sauf si un génie invente un réseau qui marcherait de personne à personne… du monde entier. UN WIFI GEANT, Même-là on trouvera certainement le moyen de discriminer certains…ou/et… d’autres. Regarde le problème entre Israël et les arabes : les européens massacrent les juifs qui ne supportent pas de voir les arabes… et les Etats-Unis dans l’histoire???!!!  Miroir, miroir dis-moi la logique.

7. Êtes-vous superstitieux ? (Bouba)

OUI. !!! si je disais NON  pour répondre à mon image de femme rationaliste qui veut toujours la preuve ou des raisons plausibles aux situations je mentirais. Je dis « Bissimillah » toujours  avant d’enfourcher ma moto, de sortir de chez moi, d’allumer du feu, de poser ma marmite, de me servir d’un appareil neuf, de me coucher, de me lever…

8. Quel est votre rêve le plus fou ?(Pascaline)

Je suis un géant et j’attrape Sarko et je lui donne une fessée juste après son discours de Dakar…Non, je blague mais je  ne me rappelle jamais de mes rêves. Je suis complètement freudienne sur le sujet. Tu veux connaitre mes désirs ?

Personnellement ? Finir d’écrire mon livre sur les violences faites aux femmes pendant l’occupation des régions du nord du Mali et le voir publier.

Pour mon pays ? Repartir d’un autre pied avec une démocratie véritable avec des militaires forts qui  ne feront plus de coup d’état et ne pratiqueront plus le repli stratégique.

Pour l’Afrique ? Une union parfaite qui transcende les frontières et permet un envol véritable. Plus de corruption ni de népotisme. Un rêve…

Pour le monde ? Une paix véritable avec la disparition de la force de certains et de la faiblesse des autres. Encore un rêve…

9. Quelle est la plus importante chose que vous aimeriez faire dans la vie ?(je sais plus qui)

Amener mon père et ma mère en pèlerinage  à la Mecque.

10. Quelle est le personnage que vous admirez le plus au monde et pourquoi ? (Josiane)

Mon père. Maçon, analphabète, il a compris l’importance de l’éducation. Il a tout fait pour que moi et mes cinq frères et sœurs recevons la meilleure. Je suis fière de ma famille et c’est grâce à lui et ma mère bien sûr !

11. Dites-moi comment est votre pays avant que je ne débarque chez vous (Sneiba)

Le Mali est un pays très hospitalier mais fait de contraste comme beaucoup de pays africains. Si tu débarques à Bamako tu te demanderas pourquoi autant de motos, tu trouveras les routes étroites et les femmes sont très dépigmentées. Des minibus verts qui sillonnent les rues ? Ce sont des sotramas, nos transports communs. Ne sois pas étonné de voir des policiers dans tous les ronds-points et les carrefours : s’ils n’étaient pas là tous les bamakois seraient morts car l’incivisme est la plus grande qualité des maliens. Le sol est rouge et que d’arbres. je n’aime pas y passer le mois d’aout à cause des pluies. je suis du désert.

Tombouctou, ma ville est bien différente. Toute petite. Plein de mosquées. Du sable dans les rues. Avant le pseudo-djihadisme les filles étaient libres et s’habillaient à l’européenne. Maintenant c’est une autre histoire…on vit la peur des attentats suicides au ventre- ce n’est pas pour te dire de ne pas venir- Tombouctou a connu pire je pense. Le soir les vieux sont assis sous les quelques arbres. Le sport y est beaucoup pratiqué.

Mes 11 questions à mes 11 nominés

  1. Pourquoi nominer 11 personnes ?
  2. Peut-on réellement préférer 11 ?
  3. Moins de 11 personnes ?
  4. Et ces 11 préférés ne t’ont pas préféré ?
  5.  Et si tu nominais plus de 11 ?
  6. Ou si tu ne nominais personne ?
  7. Non et si tu nominais plutôt une seule personne 11 fois ?
  8. Que va-t-il t’arriver ?
  9. Que peut-il t’arriver ?
  10. C’est quoi ce nom ?
  11. Pourquoi un tel nom ?

Mes 11 nominés ?

Mes questions pourraient sembler saugrenues, mais bon ce sont celles qui me sont venues. N’ayant pas très envie de propager ce que certains ont appelé virus, fièvre, je crois que je peux me nominer  11 fois car ne m’ayant pas déjà nominé. Ces onze questions ci-haut ? je ne pense pas qu’elles soient matière à réponse…

A bientôt les amis


Quand le cancer du sein menace une star hollywoodienne

Angelina Jolie par Gage Skidmore (Flickr/CC)
Angelina Jolie par Gage Skidmore (Flickr/CC)

Aujourd’hui, le cancer du sein menace la majorité des femmes. En effet, une femme sur cinq serait touchée par cette maladie qui s’attaque à une partie bien importante du corps de la femme.

La star de Hollywood Angelina Jolie a révélé avoir subi une double mastectomie préventive qui sera suivie d’une chirurgie réparatrice. C’est à en avoir des maux des têtes quand on pense aux courbes de l’actrice américaine, à son si beau mari (surtout!), à leurs six enfants dont trois ont été adopté et à son age (37 ans). J’ai vu tellement de femmes mourir de cette maladie…

En Afrique, on parle d’une tradi-thérapie qui consisterait à « secouer » le sein, comme s’il était investi par des vers ou des termites et à l’en débarrasser. Je n’ai vu aucune femme échapper à la mort grâce à cette pratique. Ce n’est pas là une manière de rejeter ou de dénigrer notre médecine traditionnelle – que je ne peux qu’apprécier – mais dans certains cas, il faudrait ouvrir les yeux et se diriger vers un centre hospitalier. Palpez-vous les seins pour identifier ce qui ne cloche pas.  Un proverbe Djerma dit :

« Tun da hinaye ba gandji haye » : se lever tôt est beaucoup mieux qu’un sortilège…

En effet, il faut savoir que la mère de la jeune femme est aussi décédée d’un cancer du sein à 56 ans. Dans le cas de cette maladie, l’hérédité fait partie des autres facteurs de risques au même titre que :

  • L’ absence de grossesse ou les grossesses tardives,
  • La génétique par une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2, qui développeront quasi à coup sûr un cancer du sein au cours de leur vie et sont également à risque dans le cas du cancer de l’ovaire,
  • Les règles précoces ou les ménopause tardives,
  • La vie sédentaire et le surpoids.


La nationalité dont je ne veux pas!

entrée de KidalAzawadie ou azawadiene peut etre dèze…mais j’ai choisi de ne jamais porter ce nom. Non je suis malienne.  AZAWAD, Ce mot longtemps etait banni de  mon blog , mais actualité  et réalité sociale oblige, je me suis résignée…

Azawad…. ce  territoire  relève désormais presque de la mythologie. Il serait le « berceau historique » des Touaregs alors le mot arabe  qui ne désigne que le nord de la région de Tombouctou vers Araoune et n’a aucune incidence historique particulière avec les touaregs.

Le Mali a connu des grands empires (l’empire du Mali, l’empire Songhoï –eh oui !-), de grands rois  Soundiata Keita, que chante Tiken Djah Fakoly, mais aussi Biton Coulibaly, Kankan Moussa qui a construit la grande mosquée de Tombouctou, la dynastie des Dia à Gao, le grand Sonni Aliber, Askia Mohamed et j’en ai oublié…

Vous vous userez les yeux à chercher un empire ou un royaume, et même un petit oasis qui aurait eu un roi, ayant créé, gouverné et habité uniquement  par des arabo-berbères dans l’espace nigéro-malien dans l’histoire. Rien.  nada. Foye.

Ce que vous trouveriez ? Des razzias des Touaregs  contre les populations sédentaires. Une occupation de la ville de Tombouctou par les Almoravides venus du Maroc d’où son architecture qui ressemble beaucoup à celle de Casablanca et explique cette présence arabe dans la ville de 333 saints.

 

un homme aussi libre a -t-il besoin d'indépendance?

D’hier à aujourd’hui la création d’un haut conseil de l’Azawad  fait la une des grands sites internet. Ceci n’étonne pas les maliens, d’ailleurs il  ne fait même pas naitre de l’espoir pour une paix durable car chacun se dit qu’il ne s’agit en réalité que d’une autre volteface des Touaregs qui profitent largement de la méconnaissance des réalités ethniques et sociales des trois régions du nord du Mali qu’ils veulent transformer en AZAWAD  par la négociation après avoir utilisé la méthode des armes.

J’avais pris la decision de ne pas laisser ce mot paraitre sur mon blog pour y démontrer mon opposition – et je sais que je ne suis pas la seule ressortissante de Tombouctou à avoir cette position politique-sur la création d’un hypothétique état sur les terres de mes ancêtres-. J’ai pensé ce billet plusieurs fois, depuis la création de mon premier blog. Il s’agissait pour moi de parler de la réalité politique, sociale et culturelle de la ville de Tombouctou, dénoncer cet hypothèque intellectuel et territorial.

Il n’y a pas que des touaregs rebelles dans le désert du grand nord du Mali, sachez-le!

Tombouctou est connue de part le monde grâce à son histoire, son architecture, ses manuscrits et ce patrimoine historique est classé au patrimoine de l’humanité  par l’UNESCO.

Certains européens la connaissent à travers le festival d’Essakane, ou une balade sur le fleuve Niger sous fond de dunes de sables, si ce n’est « ces images féeriques » de désert sans fin habité par des hommes bleus.

Justement…les hommes bleus.

Certains d’entre eux sont parvenus à faire endosser à une ethnie la lourde responsabilité d’un séparatisme et une autodétermination qui n’est pas le souhait de tous les habitants d’une région qui encercle une grande zone.  Deux-tiers des 1.238.000 km2 de la surface du Mali occupé en quelques jours soit 822 000 km2.

Wikipédia en parle comme d’un Etat existant donnant une superficie, un nombre d’habitants, une devise, des langues : le tamasheq et l’arabe et de leur alphabet comme écriture allant jusqu’à écrire certains caractères de la page en tifinagh et surtout évoquant  un  territoire qui  » est l’objet d’une aspiration à l’autonomie depuis 1954, époque au cours de laquelle il est sous administration française ». Après l’indépendance du Mali en 1960 cette aspiration aurait  pris la forme de « rébellions touarègues ».

Un coup d’œil sur le climat ? La géographie ?  Peu de précisions. Il est facile de tirer une conclusion pour les simplistes : c’est une zone grande, désertique située au nord du fleuve Niger qui est habitée par des populations blanches de peaux  qui,  veulent se défaire d’un état de l’Afrique noire et rejoindront certainement les états du Maghreb.

Et bien je vous l’assure la réalité est bien autre…

Vous pouvez me croire. Il ne faut pas avoir un doctorat en psychologie  ou en sociologie option culture arabo-berbère pour savoir que ce peuple c’est retrouvé pris en otage par certains individus que je n’ai pas besoin de nommer.

hommes touaregs

Histoire de la rébellion touarègue

L’année 1963 en est le point de départ. Si nous ne faisons pas cas du soulèvement de Kaocen – du Niger et non du Mali où personne ne le connait-mêmes des Touaregs maliens, Samory Touré, un autre résistant à la colonisation est beaucoup plus  connu-.

Le Mali a connu sa première rébellion touarègue dès les premières années de l’indépendance avec un soulèvement des hommes bleus qui refusent l’autorité du Mali.  Il  a été repoussé dans le sang  et donné un bon alibi pour constituer des troupes  contre le Mali, sous fond de vengeance  et d’une communication sur le peuple Touareg qui seraient un peuple martyre, qui ne prétend à l’autodétermination. c’est à en croire que seuls ces hommes bleus peuplent le septentrional du Mali. Et les Songhois ( qui ont créé un grand empire? et les bellahs, les peuls? dois-je ajouter les arabes?

C’est en 1990 que le désormais célèbre Iyad Agaly (chef du mouvement pseudo-djihadiste  ANESARDINE qui a occupé Tombouctou pendant neuf mois) à la tête d’une nouvelle rébellion connue sous un premier pseudonyme de   mouvement des populations de l’Azaouad et du front islamique arabe de l’Azaouad – des arabes et Des Touaregs- lancent de nouvelles offensives  armées qui prennent fin avec les accord de Tamanarasset en janvier  1991.

Mais comment les négociateurs du mali peuvent -ils accepter une telle comédie connaissant parfaitement les bandits de grands chemins qui sont les soi-disant représentants des populations de l’Azaouad? 

Les signataires de ses accords et tout leur peuple –s’ils sont tous rebelles – ne représentent pas 10% de la population totale de cette zone leur a servi certainement de sérieux faire-valoir.

Les populations noires n’ont-elles pas droit à la parole ? Sont-elles indépendantistes aussi ? Pourquoi ne disent-elles rien ?

Mais moi j’ai des questions : des ethnies , qui ne partagent rien : ni la langue, ni la culture, ni même la même couleur de peau peuvent-il- s’autodéterminer d’un mouvement? Sans qu’il n’y ait eu ne serait-ce que des discussions ?

il semble que  les  autres habitants du nord du Mali, qui ne sont pas de la couche arabo-berbère sont considérées comme n’ayant pas droit à la parole car inférieures et vus juste comme des esclaves. Leur mutisme n’a pas arrangé les choses.  Qui se tait consent dit le proverbe.

L’ethnie majoritaire dans cette zone sont les songhaïs qui à un moment ont formé un grand empire  qui recouvrait toute la boucle du Niger, ensuite vient les bellahs que certains(!!!) se permettent d’appeler  esclaves parce que de peaux noires mais partageant le tamasheq et la culture avec les Touaregs.  Je ne suis pas  historienne. Je sais bien que  leurs ancêtres  de certains  qui auraient été captifs au moment où prospérait le commerce transsaharien et l’esclavagisme avec les pays arabes et que Tombouctou un point important était sur la route du sel et des épices en route pour l’Arabie.

Mais bon, d’aucuns parlent de la légendaire  Bouctou qui serait la fondatrice de la ville de Tombouctou,touaregue noire de peau…mais Soundiata Keita  aussi aurait déraciné un Baobab, pour qui connait l’arbre,ce n’est pas chose facile pour un handicapé de surcroit! l’arbre de Bouctou aurait été un vestige…

Est-ce du ressort de l’esclave ? hum..

Ahmed Baba, grand intellectuel de Tombouctou né sous l’empire songhoï en 1556 décrivait Tombouctou comme une ville sans esclavagisme  grâce au développement de la ville comme centre intellectuel majeur avec la prestigieuse université de Sankoré.

Le pacte national, une épine dans la cheville des maliens…

Il est intervenu en 1992  pour consolider les acquis des Touaregs et des arabes  et non des populations des régions du nord du Mali. Les rebelles ont été intégrés dans les rangs de l’armée républicaine avec leurs grades dans la rébellion, ceux qui n’étaient pas des combattants sont directement intégrés à la fonction publique de l’état dans la majorité des cas sans savoir lire et écrire et ne disposant  ni de diplôme ni de qualification. Le but recherché ?  les faire taire! Je vais parler comme une villageoise il faut les faire taire en  les faisant manger. On ne parle pas la bouche pleine non ?

On comprendrait le désir des dirigeants du moment à faire la paix, mais ce soi-disant pacte n’avait rien de national. Au contraire, cette discrimination positive envers   les rebellés fait partie, à mon avis, des raisons de la déconfiture des soldats maliens. Ces derniers ont vu les militaires « peaux rouges » rentrer dans l’armée pour les commander, s’enrichir et se  pavaner  sans connaitre d’amélioration  dans leurs vies.  Un concours ? Un recrutement dans l’armée ? les peaux rouges ne se fatiguent pas en entrainement physique, ils passent sans problème bien que gringalets et ne parlant pas correctement français.

J’ai été formatrice pour les Modules Psychologie de l’enfant et pédagogie générale avec une consœur pour la SARPE (formation des enseignants contractuels) pendant trois années.

Ma première année, je ne savais pas !

je ne comprenais pas l’audace des Touaregs surtout qui ne faisaient montre d’aucune discipline.  Les arabes sont plutôt polis. ma collègue, plus expérimentée, me calma.

–           Faty, ces gens n’ont pas besoin de connaissances. Ils sont là seulement  pour avoir le diplôme. Ils ont déjà des postes d’enseignant dans leur village si ce n’est ailleurs. Ne te fatigue pas avec eux.

–           Mais il faut au moins qu’ils nous respectent !

–          Il te faudra changer de couleur de peau  et pas en te dépigmentant hein ! tout noir n’est qu’un serviteur pour eux !

Leurs écoles sont fictives, ils ne cherchent que les subventions de l’état qu’ils utiliseront pour s’armer ou acheter une voiture pour faire de la fraude. M’apprit-on. D’ailleurs envoyer leurs enfants à l’école est le dernier de leurs soucis. On les as vu brûler les dossiers scolaires et les diplômes des enfants au CAP de Tombouctou en y mettant le feu. De quoi se poser des questions sur cet Azawad mirifique: Pas d’école. Pas de banque.

Qui travaillera pour qui ? Serions nous payés?

Aurions- nous même droit à cette nationalité sans la qualité suprême d’être Touareg?

Pauvre Mali, comment pouvons-nous relever le défi du développement de cette manière ?

La cérémonie de la Flamme de la Paix à Tombouctou, qui fut un véritable évènement  avec la présence de J. L Rawlings aux cotés de Alpha Oumar Konaré a été juste une Nième cérémonie pour célébrer le retour de la paix, car  les troupes arabo-berbères –pour utiliser leur terme bateau qui exprime le destin commun des deux ethnies qui ne partagent ni langue ni écrire, ni même origine d’ailleurs- revinrent à l’assaut du Mali et de son armée  avec une grande campagne de presse du MNLA ayant droit d’entrée dans presque toutes les grandes chaines télévisées européennes avec un porte-parole des plus bavards habillés de -la meme- la tunique traditionnelle des Touaregs, ne lui manquant que le grand sabre de ses ancêtres.

ATT…

C’était un président adoré des maliens fut un grand mirage. Le Mali est décrit comme l’une des démocraties  des plus exemplaires d’Afrique. On en oublié que ATT était le militaire qui a chassé le dignitaire Moussa Traoré et qu’il est simplement revenu prendre le pouvoir  après l’avoir confié à Konaré. J’admire le peuple sénégalais pour avoir refusé cette tractation entre Wade père et fils. Avec ATT, c’était une forme démocratie que j’ai longtemps décriée sans pour  autant etre comprise, car beaucoup voyait surtout la reactionaire capillaire.

Comme le stipule les accords signés avec la rébellion  et au gré d’une décentralisation qui aurait pu au moins , elle, aider ces régions à se développer, l’armée a lâché du lest, réduisant sa présence dans une grande zone qui était devenue un eldorado pour les trafiquants de  tout genre.

En 2006,  les Touaregs (et leur alliés arabes ?!!!) remettent ça  pour une nouvelle fois. Ils réclament cette fois-ci l’indépendance en plus de la rengaine de l’autodétermination. L’Algérie –encore elle- accueille les négociations encore une fois qui aboutit  aux accords d’Alger. Le Mali scelle  sa fuite en avant  et abandonne la zone encore plus.

Cependant, AQMI en profite pour y implanter ses camps d’entrainement, mais aussi en faire un espace de transit pour le narcotrafic. Six ans  et des circonstances atténuantes – la mort de Kadhafi et le retour des Touaregs qui étaient dans ses troupes armés jusqu’aux dents- font naitre le feu de la guerre chez nos compatriotes qui ne disent ne plus vouloir de cette nationalité et cherchent à nous azawidizer de force.

Avant la prise de la ville de Gao par les rebelles nous avions bien vu les armes qu’ils ont ramenés, mais qu’ils reçoivent les autorités du Mali  avec leur arsenal venu de Libye. cela  signifie-t-il  qu’ils sont doux cette fois-ci ? et bien NON !

On savait bien que Iyad était dans les environs, qu’il était revenu riche des pays arabes après avoir dûment profité du pacte national qui l’a mis à l’ambassade d’Arabie Saoudite. mais bof… il faut voir quelque chose pour y croire au Mali!

Iyad etait revenu pour nous.

Ces noirs qui se disent musulmans.

Pour nous islamiser, nous de Tombouctou et Gao (qui ne sommes pas touaregs hein!) ces païens qui continuent à vénérer des dieux et des idoles, qui ignirions  ALLAH!

Il a  promis le Djihad à ses riches investisseurs qui financent le PSG en même temps que les séances  d’amputations  et autres décapitations en passant par de petits fouettages de femmes mal vêtues à leur goût, pour s’amuser.

Le coup d’état de mars 2012 n’a pas arrangé les choses. Une armée déjà souffrante se retrouve  aux abois – je ne veux pas courir de risque  en dépassant ces mots très doux  héhé- la chaine du commandement etant coupé, plusieurs dizaines de soldats maliens , pris au piège par des rebelles armés furent massacrés à Aguel Hoc.

La rebellions soutenue par tous les barbus de la ligue arabe – si je peux me permettre!- ont rapidement raison des militaires qui appliquent à merveille le repli stratégique.  Après avoir pris leur vrai  bastion–ça je le concède!- KIDAL, Ils occupent Gao, la plus grande ville au nord du Mali.

Quand je l’ai apprise;  je n’ai sincèrement pas eu peur car ne connaissant pas la réalité des forces en présence.

et puis le camp militaire de Tombocutou etait  rempli de soldats. Nous étions vendredi. La prudence me conseilla de retirer mes sous de la banque car toutes ont été pillées. Tombouctou etait  leur prochaine cible. Il ne fallait pas que mes maigres économies d’enseignante -saignante mais bien saillante, j’espère ! – fassent partie du butin de guerre.  Je ne savais pas que toutes les femmes –noires encore cette histoire de couleur de peaux!-faisaient partie de ce butin de guerre. Que de filles violées à Gao.  Tombouctou les regarde, seulement ? Non car certains habitants participèrent à l’action de pillage des biens de l’état.

J’en ai honte encore aujourd’hui!

Tout y passa. Des biens de l’état à ceux de certains particuliers ciblés qui perdirent leurs voitures. La voiture et la moto de service de mon école y sont allées. La paix, la tranquillité, la liberté des habitants y sont allées aussi.  Pendant que des barbus à la peau plus blanche que celle de nos arabes occupaient le camp, le gouvernorat et autres bâtiments publiques de l’état se sont fait  dépouiller , nous sommes parvenus à sauver notre salle informatique en évacuant les ordinateurs.

Pendant neuf  long mois les scénarii du MNLA ont changé au gré de leurs intérêts. Ils ont bien proclamé l’indépendance de l’azawad dans les locaux de France 24 de façon unilatérale. Mais cela n’a pas empêché à ANSARDINE –qu’une vieille sonrai appelle sardine boite- de démontrer  à la face du monde entier qu’ils sont commandants à bord  en annonçant dans les villes occupées l’instauration de la loi islamique. Les plaques publicitaires sont même utilisées pour expliciter leur message  au public. La population noire, il faut que j’insiste sur ce point, souffrit en silence.

La CEDEAO veut venir à Bamako  négocier avec la junte ?

Des individus déchainés empêchent à l’avion d’atterrir.  La fin des quarante jours d’intérim du Président par Intérim arrive ? D’autres malotrus montent à Koulouba et trainent le nom de tous les maliens dans la boue. Période  bien trouble politiquement. Les politiciens qui se sont dits pro-putschistes aidés de certaines radios populaires des plus écoutées arrivent à faire détester  la CEDEAO, la MISMA –mission pour la sécurisation du mali- aux maliens, pire, vous l’avez constaté dans l’article ça bouge à Bamako, ils utilisent l’AEEM,  l’association des élèves et étudiants du Mali pour envahir les rues de la capitale, fait du hasard, le 10 janvier, veille de la poussée des troupes de pseudo-djihadistes  vers Konna. Une localité  située sur la route vers Gao dans la région de Mopti.

Heureusement comme Messie pour le Barça, Hollande est arrivé avec serval. Et la lumière jaillit –je l’espère – pour éclairer la lanterne de chacun sur le MNLA et ses agissements, sur une famille qui a ses membres dispersés dans les différentes entités de la rébellion : une fille est membre du MNLA, un fils  crée le MIA (mouvement islamique de l’Azawad) après avoir longtemps été membre d’ANESARDINE dirigé par un cousin en la personne d’Iyad Agali, et maintenant patriarche suprême Mohamed Ag Intallah , ancien député de la circonscription de Kidal , qui a silencieusement regardé les pauvres nomades souffrir et abandonner leurs  troupeaux  de peurs des représailles de l’armée, revient d’entre les morts pour créer un Haut Conseil de L’Azawad avec des touaregs de son alentours.

j’en poserai milles questions: Que peut-on négocier avec comme ça , avec un nom pareille? est ce Kidal l’azawad?

le MNLA s’en démarque? tant pis! le problème est plus sérieux et implique tout les habitants de la zone. La réconciliation  est plus difficile que cette mascarade.

Billet  long, dirait Boubacar Sangaré.

Sacré Mali !!! me disait Apht Tahl, J’ai dit, aurait-il ajouté pour conclure

J’ai osé, dis-je pour la circonstance…. il est temps que nous arretions de laisser ce MNLA semer la haine entre les habitants de ces régions!


Une bagarre incroyable

 Étienne Dinet, La dispute, 1904, huile sur toile, au Musée des beaux-arts de Mulhouse, par Ji-Elle (Wikimedia Commons)
Étienne Dinet, La dispute, 1904, huile sur toile, au Musée des beaux-arts de Mulhouse, par Ji-Elle (Wikimedia Commons)

Je suis rentrée très fatiguée de Dakar, souffrant horriblement de décalage climatique (je me demande si cela existe en réalité). Le Mali et le Sénégal, ont tous les deux le même fuseau horaire (GMT +0), mais je vous assure que la chaleur sèche de Bamako m’a happée dès mon premier pas sur la rampe de descente de l’avion.

J’ai bien mis deux jours à me remettre. Je ne vais pas oser parler de m’acclimater, car venant de Tombouctou, j’ai l’habitude de pics de chaleur dépassant largement ceux de Bamako…

Je ne fus pas étonnée de voir qu’il y avait eu de nouveaux arrivant dans notre cours commune.  En effet, je réside dans un quartier de Bamako qui n’est pas des plus tranquilles. Tous les jours, que de mésaventures qui arrivent à des habitants, si ce ne sont pas des drames ! Un informaticien togolais tué de deux balles chez lui ? Une jeune dame ou un gentleman revenant d’une balade nocturne dépouillés de leurs engins ? Il s’en passe des choses dans mon quartier qui ne répond pas du tout à son nom : GARANTIGUIBOUGOU – du franbambara qui veut dire « le quartier de celui qui est garanti ».

Donc, j’ai vite remarqué qu’un  couple avait remplacé celui qui vivait à l’étage. Mais cette fois-ci, ce n’étaient des nordistes – nous sommes trois familles originaires de Tombouctou à habiter dans notre résidence, de telle manière que dans notre cour commune, le sonrai est la première langue parlée en lieu et place du bambara – pas même des Maliens.  La courte taille de la femme que je croisais plusieurs fois, la musculature de son corps, sa manière de porter comme les femmes yoruba un seul pagne pour se vêtir et sa manière de porter son enfant me permis de dire que c’étaient des étrangers.

Dispute nocturne

Le jeudi 18 avril 2013, vers 23h, je prenais une Nième douche lorsque des cris stridents me firent sortir à toute vitesse. C’est la voix d’une femme. Est-on en train de l’égorger ? Que se passe-t-il ?

Le temps d’enfiler un vêtement à la va-vite et je suis à la porte, réflexe de kongossa comme dirait mon cher ami Florian Ngimbis.

La cour est remplie de monde. Les cris qui continuent viennent du haut. C’est le nouveau couple d’étrangers, des nigérians – je l’ai compris  à leur anglais plein de A vers la fin des mots terminés par ER.  Le voisin d’en face, Youssouf, prof de psychopédagogie comme moi ne portait qu’une courte culotte – ça se voyait qu’il était déjà dans son lit – le voisin de droite aussi. Celui de gauche n’était pas sorti – était-il mort ? En tout cas aucun sommeil ne peut résister à ces cris bestiaux !

D’en bas, on voyait une femme hystérique crier des choses – qui ne devaient pas être très douces – dans un dialecte que nous ne comprenons pas, et se jeter sur son conjoint-son mari. Elle crie c’est vrai, mais c’est elle qui frappe le monsieur que j’aperçus sous l’éclairage diffus d’une petite ampoule. C’était un grand homme à la peau rendue rougeâtre par une dépigmentation de plusieurs années. Il portait un débardeur  et un short de couleur kaki. Il parlait fort avec les voisins d’en haut, qui essayaient de le maîtriser  en bégayant.

La femme se jeta sur lui comme une furie et le mordit rageusement: il poussa un cri à réveiller un mort. Les gens les séparèrent. On emporta la femme vers la gauche. Elle continua à l’insulter. Il disait machinalement : « You come, You come… »

Sentant un peu de calme, je voulus monter pour comprendre l’affaire. La femme tenue par les voisines – qui bizarrement avaient de la compassion pour celle qui agressait son homme – profita d’un moment d’inattention pour se jeter sur son mari qui venait de prendre leur enfant dans ses bras. Je fis le trajet du retour précipitamment, manquant de me casser la figure dans les escaliers qui n’étaient pas éclairés.

« She’s not your daughta. You’re not a man »

Cette fois-ci elle réussit à le mordre au ventre, ne se gênant pas pour lui donner des coups de pieds et distribuant des coups aux voisins qui essayaient de porter secours à la mauvaise personne, je crois. Les cris, les poursuites endiablées continuèrent jusqu’à une heure du matin. La menace d’appeler la police fit calmer la femme qui s’enferma dans la maison, laissant le pauvre type sur le balcon. Il me faisait pitié. Il a bien donné quelques coups à cette diablesse qui semblait vouloir le tuer, mais toujours en se retenant.  « Mon Dieu il aime cette lionne », me dis-je. Pas une seule fois, il ne lui a donné un coup qui pourrait la blesser alors qu’elle l’attaquait de front et l’insultait.

Je plaisantais avec la voisine avant de partir me coucher :

– Aicha ne t’en fais pas c’est juste une querelle d’amoureux. Peut-être qu’elle est sado et qu’elle a besoin de le frapper pour qu’il cogne bien. Tu verras, demain ces gens sortiront ensemble. 

– Moi j’ai peur qu’il ne la tue car elle continue !

– Non, il ne va rien lui faire. C’est quelqu’un de doux, si tu vois qu’ils sont ensemble aujourd’hui c’est parce qu’il est doux. C’est elle l’animal sauvage. 

– Mais Titty, chez nous une femme ne peut pas se permettre de porter la main sur son mari.

– Oui mais chez nous la femme ne nourrit pas son mari, et même si elle le fait elle ne le clame pas sur tous les toits, aussi sauvagement…

Mais je fus quelque peu déconcertée de voir que la dispute ne se terminait pas. Les cris furent le bruit de fond de mes rêves cette nuit-là, mais ne me demandez pas de quoi il s’agissait.  J’adhère complètement à la théorie de Sigmund Freud sur le sujet des rêves et leur représentabilité dans la réalité. Je n’essaye pas de me les remémorer craignant de perdre du temps à imaginer des choses et à leur donner la dénomination de rêves, alors que ce ne sont que des désirs inavouables ou inavoués.

La nuit porte-t-elle vraiment conseil ?

Le lendemain matin, profitant toujours de mon congé, je me permis une petite grasse matinée et n’ouvrit ma porte qui donne sur la grande cour que vers neuf heures. Ce bon vieux soleil de Bamako était déjà d’aplomb et tapait sur tout sans pitié. Comme par coïncidence, la frappeuse d’homme descendait l’escalier un seau  à la main, se dirigeant vers le robinet commun. Elle portait son enfant dans son pagne. Son visage ne portait pas les marques de la bagarre acharnées qu’elle avait menée quelques heures plus tôt.

Je me dirigeais aussi vers le puits pour puiser de l’eau, me permettant de jeter un coup d’œil vers leur appartement qui est juste en face, un étage plus haut.  Son concubin –je l’appris plus tard de la bouche d’une autre voisine – était à la même place que la veille : les yeux rougis, quelque bleus au bras, le regard perçant, meurtrier. Grrrrrrrrrr… Ce n’est pas fini on dirait.

Une heure après, je les avais presque oubliés quand les cris perçant de la femme que j’ai presque envie de surnommer la sorcière retentirent de nouveau.  Les hostilités avaient recommencées.

Maintenant, l’enjeu est clair : l’enfant.  Le type veut le prendre  et la femme refuse. Il la fait tomber et la lui arrache des mains, la déshabillant aussi sur l’occasion. Heureusement que ces femmes sont différentes de nous et portent toujours des slips manche longues – collants – sous les pagnes. Elle se jeta sur lui, le mordant encore à pleine dent. On les sépara.

Elle continua à l’insulter dans son dialecte. Chose bizarre : c’est elle qui le frappe, et c’est elle qui pleure et crie. Ah les femmes ! Les insultes durent mettre le monsieur en colère, car il la poursuivie et se jeta sur elle et les voisins qui les séparaient. De mon côté, je faisais bien attention à rester assez loin pour ne pas prendre un coup, mais assez proche pour suivre les événements en tant que blogueur, que dis-je bloggeuse qui se respecte.

S’il savait, il n’allait pas faire cela. Elle profita de sa proximité pour prendre son organe génital, géniteur ? On appelle ça en songhoï la qualité de l’homme que je traduirai en français par le mot hommité, qui bien sûr n’existe pas mais permettez-moi d’essayer de vous faire comprendre ma langue maternelle occasionnellement.

Il y eut un bon moment de tiraillement pendant lequel deux groupes, tenant chacun un protagoniste, tiraient pour les séparer. Personne n’osait mettre la main pour faire lâcher prise – et quelle prise ! – à la bonne dame qui fit gicler du sang d’en dessous la grande culotte du monsieur. Ce n’est qu’après avoir échappé à sa tenaille qu’il put pousser un grand cri d’écorché vif et que sa colère se décupla.

Elle se propagea car maintenant tout le monde en avait marre. Il faut que la police vienne nous débarrasser de ce couple avant qu’ils ne se tuent sous nos yeux ! Quelqu’un appela le propriétaire de la maison alors qu’une voisine essayait de calmer le monsieur. Je pensais que c’était une togolaise, mais c’était une ghanéenne et son échange avec le voisin en colère me permis de comprendre que le monsieur était en réalité marié à cette femme et ce depuis longtemps. C’est elle qui était venue la première au Mali et lui avait dit de venir le rejoindre. Lui est ghanéen et elle nigériane. L’enfant est bien le sien, mais elle aime lui dire le contraire pour lui faire mal. Il l’aime. Mon Dieu. Elle aussi l’aime d’après lui. Quel amour !

Il attira la compassion de toute la maisonnée. Le sang continuait de couler lentement. On lui fit descendre les escaliers alors qu’il marmottait sous sa barbe – toute bleuie – tandis que la femme continuait à vociférer en haut. Le représentant de l’agence qui gérait la maison entra comme un ouragan. Il proféra des menaces à bras le corps, en bambara :

« On ne peut pas accepter cela. Ils ont empêché les habitants de dormir hier et ils remettent ça le jour aussi. Ce sont certainement leurs habitudes de se disputer de cette manière. Prenez votre caution et quittez la maison. »

Des larmes.. aux rires

Il eut le pouvoir de mettre fin aux cris illico presto. Le monsieur commença à se lamenter en disant ne connaitre personne à Bamako – c’est pour ça qu’elle te botte, pensais-je méchamment – la femme gardant la tête sur les épaules et jetant les clés au loin. Il est tellement difficile de trouver une maison à Bamako, que c’est sûr qu’ils vont  être SDF (sans domicile fixe) et pour un bon moment s’ils se font expulser de cette maison.

Comme par hasard, je suivais à la télé l’émission les enquêtes impossibles présenté par Pierre Bellemarre sur la chaîne NT1. Il évoquait les crimes d’un homme qui n’aimait pas les femmes. Hum…

Le calme revint pour toute la journée. Le monsieur remonta les escaliers en marchant comme un jeune circoncis.

Comment et quand ils se réconcilièrent ? Je ne puis dire. Mais j’eus presque envie de partir chercher mes lunettes quand je vis la femme descendre chercher de l’eau sans gêne, avec les habits de son mari ensanglantés pour les laver et les étaler.

Ce matin, ce sont deux complices qui sont partis au marché ensemble – pas courant chez nous – et quand je revenais de mes courses, j’étais sidérée de les voir discuter et rire ensemble sur la route. La femme portait toujours l’enfant au dos et le monsieur avait une baguette de pain en main. Quand je pense que les voisines étaient compatissantes et voulaient laisser le monsieur massacrer cette sorcière la prochaine fois qu’elle s’en prendrait à lui…


Une tomboctienne à Dakar

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La formation de Dakar est le sommet à atteindre pour tout Mondoblogueur qui se respecte. Elle a été  annoncée depuis longtemps. dès le début de l’aventure chacun affute son couteau –je veux dire sa plume- pour être du voyage au bout de six mois de formation à distance, améliorant leur blog de jour en jour.

MONDOBLOG ressemble pour moi à un rallye Tombouctou-Dakar. J’ai eu un malin plaisir à remplacer la ville de Paris  – qui abrite RFI, à l’initiative de cette plate-forme – par ma ville natale Tombouctou. Tombouctou était une escale de ce rallye célèbre qui d’ailleurs a fait l’objet d’un article sur mon blog, intitlué « Après le Paris-Dakar, le festival s’exile au désert ».

Une rue de Tombouctou
Une rue de Tombouctou. Crédit photo Faty

TOMBOUCTOU… mon point de départ dans la vie et dans Mondoblog

Je ne peux me lasser d’écrire le nom de ma vie natale sur mon blog que j’aurais bien pu appeler « Tombouctou, ma bien-aimée » si j’avais l’âme d’une poétesse. Bon ben ! Je ne suis qu’une blogueuse qui utilise le web, MONDOBLOG, pour faire de l’activisme militant, au féminin s’il vous plait. Mon circuit est ouvert comme le rallye Paris-Dakar, mais je n’ai pas pu avoir le plaisir de choisir les étapes de mon parcours.

Parmi ces étapes, j’évoque Bamako, la capitale du Mali qui m’a accueillie – et qui d’ailleurs continue de m’accueillir même si je fais la fine bouche. La vie à Bamako n’est pas facile pour qui est habitué au train-train de Tombouctou. Bamako a été surprenante, mais elle est décisive. Toutes les affaires s’y traite dit-on à Bamako, mais tout genre de choses s’y passe. Et là, maintenant je suis à Dakar [ndlr : ce billet a été rédigé durant la formation #MondoblogDakar, qui s’est tenue du 6 au 14 avril dans la capitale du Sénégal], mais mon esprit reste focalisé sur la situation politique dans la capitale.

Je crois que Bamako résume le Mali. Rien ne se passera à Bamako qui me surprendra. Un article sur le site malijet.com sur une probable démission du premier ministre Django Sissoko ? Je me dis : « Tant qu’on ne lui fait pas conjuguer le verbe démissionner à la forme pronominale, c’est bon ». Mais heureusement ce n’est que feu de paille.

Une rue de Bamako; crédit photo Faty
Une rue de Bamako; crédit photo Faty

Première étape : BAMAKO

Quand on se hasarde à me lire, on comprendra aisément que je ne me plais pas à Bamako. Ce n’est pas parce que je ne l’aime pas. Non ! J’y ai vécu pendant la longue période où j’étais une étudiante désœuvrée, désenchantée de voir que son pays si aimé du Niger ne lui offrait pas grand-chose. Pire, je n’ai pu comprendre le fait de n’avoir pas droit à la bourse nationale, parce que j’étais malienne de l’extérieur. Cela m’a révoltée. Je ne peux me dire indignée, car le concept de Stéphane Hessel est bien récent.

Mais bon ! Encore ! On ne peut vivre que sa vie – ouille ! J’allais mettre un T, pour un prof de français c’est grave, mais j’ai tellement peur que mes élèves me contaminent avec toutes leurs fautes. Je ne blogue que ce que je vis : la vie d’une femme , malienne, enseignante, ressortissante d’une ville célèbre victime de son renom, qui a été prise pour cible par des pseudo-djihadistes qui n’ont pas hésité à raser leurs barbes et à s’habiller en femmes, mais qui prennent la poudre d’escampette face à l’intervention des rafales de l’armée française.

Donc je ne remercie pas Bamako, ni d’ailleurs les autres villes du Mali de m’avoir accueillie –moi et tous les autres de Gao, Kida – quand ils fuyaient l’oppression et non parce qu’effrayés par les barbus. Je ne dirai pas qu’ils sont aussi des pseudo-barbus, ni d’ailleurs qu’ils ont des pseudo-barbes car c’est le nom de Djihadistes qu’ils usurpent que je dénonce. Le Djihad est terminé il y a bel lurette les amis.

Ces gens, qui sont pas des Maliens –soit dit en passant – ne défendent en aucune manière l’islam, car je voudrais bien savoir où la charia (la loi islamique) dit de fouetter des femmes au gré des son humeur et de la couleur de sa peau – heureusement je ne me rabaisserai jamais à leur niveau de bêtise.

L’islam est une religion de partage, la ville de Tombouctou est une ville qui a accueillie les savants du monde entier dans ses universités. On y enseignait aussi bien la théologie que la poésie, la grammaire, l’astrologie. Ils n’ont pas réussi à nous enlever cela même s’ils ont cassé nos monuments, détruit des mausolées, brulé des manuscrits si précieux pour le monde entier. Ce sont eux qui nuisent à cette religion et agissent de façon à ce qu’il soit synonyme de terrorisme. Un refuge que je m’efforce de rendre militant à Bamako. Je vois bien des Tombouctiennes comme moi se précipiter dans tous les sens quand il y a des dons et autres événement hautement médiatisés, dans le but de les montrer comme des bêtes de foire au journal. Ce n’est pas pour les snober mais c’est trop peu pour moi. Je suis bien enseignante, pas commerçante import-export, et blogueuse. Le premier métier n’est pas chèrement payé de la contré d’où je viens et le second je le conçois comme un acte citoyen : militantisme à outrance et féminisme positif. Coté monnaie trébuchante, beaucoup parmi les 51 Mondoblogueurs présents avec moi à Dakar pourront en attester, le blog ne nourrit pas son homme – je devrais dire sa femme car certains blogueurs en tirent quelques avantages fugaces, suivez-mon regard…port de Dakar

Dakar… deuxième étape.

La ville m’a fort étonnée par la fraicheur de son climat, le vent fort qui y souffle – on dirait Tombouctou en janvier – mais aussi le style vestimentaires des femmes. Je les ai trouvées si belles, habillées de leurs belles peaux noirs, mêmes si je les ai trouvées modernes dans leur habillements.

Nous mangions au restaurant de l’université et lorsque nous nous y rendions, maintes fois nous avions à marcher. J’avoue que je n’ai pas arrêté de me plaindre car n’aimant le sport qu’à la télé. Je me permets de trainer les pieds, Pierrick de Morel me dit à l’oreille : « Allez Faty, on y va ».

Les femmes du Sénégal sont bien différentes des /aliennes concernant la dépigmentation. Je sais qu’à un moment, on parlait d’une grande présence du phénomène au Sénégal. Mais j’étais heureuse de constater que ce n’est plus la mode à Dakar. Elles sont différentes des Bamakoises qui t’empêchent de respirer dans la SOTRAMA (minicar utilisé pour le transport commun de couleur verte à Bamako). Elles sont élégantes, noires ébènes, portent le plus souvent des pantalons –envie de liberté ? – ont des coiffures extravagantes qui rappellent des tignasses faites de mèches dans la plupart du temps longues. Et puis, ceci ne m’a pas étonnée : la Dakaroise sent bon. Hum. Cette odeur ne pourrait qu’attirer les hommes comme le sucre attire les mouches. Ils tombent à leurs pieds. Elles sont coquettes. Certainement. Elles sont captivantes. Tout homme ne peut que tomber dans leur filet et elles parlent en Wolof, rapidement partout dans la rue. Je m’y suis bien promené avec mon binôme Alou Badra Coulibaly – ou c’est  Badra Alou, moi je trouve que c’est la même chose, mais lui non ! – à la recherche de renseignement pour son article sur la capitalie sénégalaise que vous ne manquerez de lire sur son blog. Dakar m’a plu, c’est sûr, même si je n’aimerai pas m’y éterniser car j’ai bien envie de retourner dans mon Maliba (le grand Mali).

Pour écrire ce billet, l’inspiration n’est pas venue tôt. Nous, Mondoblogueurs maliens sommes arrivés samedi et pas tellement fatigués. Nous avons essuyés quelques frayeurs avec ce petit avion d’une compagnie sénégalaise. Mais nous étions si contents d’être du voyage malgré l’absence de Boukary Konaté, un des nôtres – pour rester dans le registre nationaliste de nos amis ivoiriens qui portaient tous le maillot de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire sans se connaitre.

La joie est revenue bien tôt. Mon bilan ? Positif. J’ai pu faire mes dédicaces à ceux qui étaient mes petits-frères sans avoir à faire un billet et ce billet est dédicacé à celui qui je m’attendais à trouver sur les lieux, Osman Jérôme, car venant de plus loin, Haïti. « Mais malheureusement il a eu des malheurs en dernier temps et n’a pas pu venir », m’a dit Wilney, l’autre Haïtien de la formation.

Dakar est une ville qui m’a fort impressionnée. Il y a cette mer qui nous accompagne dans tous nos déplacements. Je la trouve belle. Jean-Michel et Mylène la trouvent bien sale ici. Marron. Moi pas. Je ne connais pas trop la mer. Moi, mon dada c’est le désert. Le soir quand on rentre, une grande foule fait du sport sur la plage. Sur le sable, le vent dans les cheveux. Cela me rappelle beaucoup Bamako, Lafiabougou mon quartier quand j’étais étudiante.

Dakar est aussi une ville spirituelle. L’islam est partout. Dans les rues, dans l’architecture, dans la langue principale – le wolof – qui est ponctué de mots arabes que j’arrive à saisir au vol. Les mosquées aussi sont très présentes. Je suis presque heureuse de les entendre à l’aube, comme à Bamako. Je trouve la voix du muezzin très belle, mélodieuse même si différente. Comment est Dakar pendant le ramadan ? Je me suis posée la question.

Certains Dakarois ont des scooters qui m’ont beaucoup plu. Ce n’est pas comme les djakartas de Bamako qui sont infernales. Leur scooters sont si beaux, élégants que je suis prise d’une envie folle d’en avoir. je me demande si c’est possible d’échanger le téléphone intelligent qui nous a été remis lors de la formation par un scooter. Non. Pas possible. En plus les réparateurs de moto de Bamako ne connaissent que la Djakarta. Les pièces de rechanges aussi ne sont pas facile à avoir là-bas m’indique David Kpelly (mondoblogueur de la première saison que j’appelle affectueusement notre coach malien car togolais basé au Mali).

Les rues de Dakar m’ont fort impressionnée. Elles permettent au visiteur d’avoir une idée sur la tempête qui a failli emporter la capitale sénégalaise lors des élections passées. Mon ami et frère Serge Katemkera a bien analysé cette thématique dans un article que je vous recommande de lire. Ci et là des déclarations qui étonnerai le visiteur : Macky féticheur, Faxas…

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Tag contre Macky Sall. crédit (Crédit Photo Serge Katembera)

Quand est-il de la formation ? Des 50 autres mondoblogueurs ? Je vous donne rendez-vous dans mon prochain billet que je rédigerai bien au chaud, à Bamako.