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IBK, investi président du Mali pour 5 ans

credit photo: Moussa Kalapo
Crédit photo : Moussa Kalapo.

19 septembre 2013 : date importante dans l’histoire du Mali. Une vingtaine de présidents sont à Bamako pour  la cérémonie solennelle d’investiture de Ibrahim Boubacar Keita suite à son élection à la présidence de cet  Etat de l’Afrique de l’Ouest qui était devenu le sanctuaire de islamistes narcotrafiquants en avril 2012.

credit photo: Moussa Kalapo
Crédit photo : Moussa Kalapo.

Jamais le Mali n’a eu à accueillir autant de prestigieux hôtes : le roi du Maroc, une vingtaine de présidents africains et leur chef suprême (franchement), le président de la République française le socialiste François Hollande et un parterre de prestigieuses personnalités représentant toutes les organisations internationales imaginables. Bamako est devenue   «the  place be » to day.

Les sourires satisfaits étaient sur toutes les lèvres.  Et pas seulement sur les lèvres. Celui du président tchadien est bien excusable, car ce pays d’Afrique de l’Est qui est plutôt frontalier avec le Niger que le Mali n’a ménagé aucun effort dans la lutte pour chasser les occupants du Mali. Combien de Tchadiens ont perdu la vie dans ce grand désert que même nos soldats craignent (et ne connaissent pas en réalité, car délaissé aux trafiquants suite aux accords de « paix » précédents ?).

Je me demande si un culte du tchadien ne va pas naître au Mali. En tout cas il est naissant à Gao. Idriss Déby Itno, nous aurait insultés aujourd’hui, nous n’aurions rien dit je pense. D’ailleurs cela aurait bien étonné, car le président tchadien est à Bamako pour jouir des égards que lui a valu son intervention au côté de Serval  dans les montagnes des Ifoghas.  C’est bien que le rendez-vous du stade du 26 mars concorde avec la fronde de soldats tchadiens qui réclament soldes en retard et relève.  Quand les Tchadiens sauvaient la mise aux troupes en attente (un nom qui leur va bien !) de la Cédéao, la  Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (qui n’arrivaient pas à sortir des conférences des hauts gradés des armées pour intervenir concrètement, sans l’intervention, je ne veux pas dire l’aval de la France), ils applaudissaient à la ronde non ?

https://youtu.be/EXRK7QrUrVc

Maintenant, ce que tout le monde taisait saute à l’œil nu : les troupes de la Minusma (Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) laissent le plus dur du terrain (le désert) aux Tchadiens (qui en sont les connaisseurs) sans leur donner leur dû. Pendant que les troupes burkinabè, togolaises, nigériennes, sénégalaises sont dans les centres urbains et profitent des avantages de leur mission (femmes et alcool) les Tchadiens restent dans la poussière, la solitude, les scorpions et les belliqueux touaregs de l’Adrar des Ifoghas. Je me laisse aller à chanter l’éloge de cette armée comme leur première dame Hinda Déby, le 8 mars dernier :

Soldat du Tchad, enfant du Sahara
Soldat du Tchad, enfant des tropiques
Fier guerrier, même sur les terres étrangères
Le voilà présent à l’appel du secours

Au premier péril, il mit ses mains !
Au second, il posa ses pieds
Il confondit les balles aux gouttes de pluie
Il assimila les bombardiers aux corbeaux

Là où l’armée française hésita
L’armée tchadienne s’y engagea
Là où l’armée malienne recula
L’armée tchadienne avança

L’Adrar des Ifoghas vibra de peur
Les djinns d’Igharghar vidèrent les lieux
Le cri du guerrier tchadien y élut domicile
Le fracas de ses armes tétanisa les environs

Abou Zeid croisa son destin tragique
Belmokhtar ne put fuir le sien analogue
L’antre des djihadistes changea de maître
Le guerrier Tchad investit le sanctuaire

L’aura guerrière du Tchadien est séculaire
Ce fut le Tchadien qui libéra le camp Kouffra
Ce n’est pas le général Leclerc qui démentira
Car le Tchadien était aussi de la 2e division blindée

L’ANT à l’assaut de Ouaddi-Doum
L’ANT à l’attaque de Bir-Koran
L’ANT à la prise de Maten-El-Serra
L’ANT à la conquête d’Aouzou

Les Bambara retiendront un nom : Tchadien
Les Songhoï chanteront pour le Tchadien
Les Mandingue se souviendront du Tchadien
Les Touaregs s’inclineront devant son passage

La Cédéao deviendra humble devant le Tchad
Les Africains de lOuest liront nos leçons de guerre
Car le soldat tchadien n’est pas un bidasse de salon
Moins encore un brut de cabaret

Aujourd’hui, le Tchadien a défendu l’Afrique
Demain, il défendra le monde
En attendant, gloire à nos martyrs
Et bientôt, le retour triomphal au bercail

Par Djiddi Ali Sougoudi

Ce jeudi, les rues de Bamako sont plutôt désertes, fraichement toilettée pour ses illustres hôtes arborant des drapeaux vert,jaune, rouge (celui du Mali) dans les axes principaux et les grands monuments et cachant ses parties nauséabondes et ses rues impraticables.

La star était encore Hollande, le président français, même si la ferveur n’est plus au rendez-vous. Maintenant les Français ne sont plus perçus comme les sauveurs qui ont chassé l’ennemi, mais  nous assistons plutôt à un retour en arrière.  C’est cette France qui soutient les rebelles touaregs contre Nous (les Maliens en général) qui permet au MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) de se promener avec un drapeau séparateur et indépendantiste et poussant des enfants à caillasser les voitures de l’armée malienne sans mot dire). Ceux qui ont baptisé leurs enfants François Hollande ne les rebaptiseront pas, mais ils hésitent certainement quant au nom sur l’acte de naissance (au Mali, on met du temps pour l’établir quand on le fait).

Hollande a eu un discours plutôt apaisant, rassurant, qui a conforté mon premier sentiment quand je suis entrée à Gao : le nord du Mali ne nous appartient plus, les Français ont remplacé les pseudo-djihadistes et ne partiront pas d’aussitôt. L’inauguration d’un puits par Serval dans une mosquée à Gao a conforté ce sentiment. Aujourd’hui, Hollande nous a rassurés (si l’on veut)  en affirmant dans son discours « La France sera là pour vous accompagner, pour le développement, pour l’Etat, la démocratie, pour la réconciliation ». Bon j’en oublie certaines parties de son discours du genre « Nous avons gagné cette guerre, nous avons chassé les terroristes, nous avons sécurisé le Nord ».

Venant fraîchement de Gao, je vous dirais que ces propos sur la sécurisation du Nord  sont nettement du ressort du chauvinisme. Les postes de contrôle sont laissés aux troupes maliennes qui sont encore égales à elles-mêmes.  Ils oublient la situation et l’état de guerre pour la recherche du gain facile. Je déplore une fouille des passagers qui est plus qu’approximative. Pas de fouille réelle des bagages. Pas de vrais contrôle d’identité. Il suffit d’avoir une carte d’identité en règle pour passer quelle que en soit la nationalité. Même pas de regard inquisiteur.  Que de militaires  (en permission certainement) à la recherche d’occasions (gratuites) pour rentrer en famille. Peut-être prêtent-ils oreilles aux conversations ou espionnent-ils les passagers ? Moi je n’ai nullement été rassurée en tout cas !

IBK, habillé d’une veste (au détriment de ses traditionnels habits en bazin trois pièces qui portent son nom) nous a encore servi le même discours du Mali reconnaissant, qui est cette fois dûment tourné vers une démocratie véritable, qui luttera contre la corruption, même si, nous n’avons pas pu faire le constat du début. A Bamako, toutes les arnaques continuent…c’est encore le MÊME MALI jusqu’à présent, peut-être que je devrais attendre un peu…

La paix et la réconciliation ont occupé aussi une grande place. J’espère que pour la réconciliation, le script, que nous soupçonnions d’avantager les Touaregs  (minoritaires) et de leur accorder une autonomie malgré les affirmations insistant dans le sens contraire sera abandonné.

Les regards sont surtout focalisés sur ces Touaregs et leurs revendications au détriment des vouloirs des populations majoritaires du nord du pays qui ont été les victimes de choix pendant cette occupation. Je ne sais pas pourquoi je pense à un adage que ma maîtresse  disait au CM1  » ce sont les bidons vides qui font du bruit« .

crédit Photo: Moussa Kalapo
Crédit Photo: Moussa Kalapo.

La réconciliation dépasse le niveau de ces tractations politiciennes entre des leaders politiques. Il y a ceux qui sont restés ont été victimes de viol, vol, amputation, humiliation et les autres qui sont partis craignent la vengeance et l’amalgame (ils sont pour l’Azawad quand ils ont dans les camps de réfugiés, mais pour le Mali quand ils sont au Mali).

 

 

 


C’est parti pour le changement au Mali

crédit photo: maliactu.com
crédit photo: maliactu.com

C’est ce qu’on penserait de prime abord après la nomination d’Oumar Tatam Ly au poste de premier ministre par le président Ibrahim Boubacar Keita. Pratiquement toute la communauté internationale retenait son souffle, dans l’attente du gouvernement. alors pour la malienne au patriotisme débordant,  c’est matière à billet…

Les amis et connaissances savent que je ne suis pas  fan de l’ORTM (office de radio diffusé et télévision du Mali). Comme Boubacar Sangaré, je pense que cet organe de presse est resté figé dans l’histoire et continue à être seulement l’outil de propagande de l’Etat de la période des  indépendances.

Tu es journaliste, engagé ou presque ? Tu n’y travailleras pas. Tu veux gagner seulement ton pain en faisant un métier que tu aimes, le journalisme ? tu ne serais certainement pas de ces fervents adeptes du journalisme alimentaire !

Donc quand cette télé -que j’aime tant-donna la liste des membres du premier gouvernement d’IBK, je regardais autre chose – sincèrement ? Les dessins animés-.  C’est par un truchement spécifiquement malien que j’ai appris la nouvelle.

C’est le coup de fil reçu par un visiteur de ma sœur que j’appris la nouvelle, juste après la prière de l’asr, vers 16 h 15.

A la malienne.

L’appelant lui annonçait que son parent qui était au gouvernement  de transition gardait sa poste.  Ce dernier appela  aussitôt le ministre en question en direct -dans notre salon hein ! – pour le féliciter.  L’appel ne passa pas, mais le ministre le rappela aussitôt – car c’est son neveu- et il reçut les bénédictions – en direct aussi hein ! – : « Que Dieu te donne santé  et prospérité dans ce travail, on t’a changé de poste ? Oui, mais ce n’est pas facile, l’essentiel est d’y rester. »

Dans un souci d’anonymat, je ne vous dirais point l’ancien poste ni le nouveau  du ministre en question, je sais que pratiquement tous ont eu ces genres de conversation avec leurs parents, ils sont (6) six. Les parents des nouveaux ont agi ainsi, aussi.  Au moins 34 bœufs ont été égorgés dans la ville de Bamako, cette nuit en guise de sacrifice. Les parents invités ou acceptés sur les lieux sauront qu’ils pourront revenir demander audience et espérer. Hé Mali !

Au Mali, être membre d’un gouvernement, c’est avoir une clé d’entrée dans les caisses d’état et y puiser pour les besoins  de qui vous voulez , à satiété. De l’indépendance, à nos jours, tous les ministres se sont servis sans être inquiétés. Le pays est dans des difficultés, mais on dirait que  le même état d’esprit  demeure… subsiste.

Du  gouvernement de transition qui vient de rendre son tablier,  nous savions – sans rien dire même si nous le désapprouvions- que la junte y faisait la pluie et le beau temps.  Mais comme son leader semble avoir une main mise sur l’armée, je me tais, tais ma déception envers mes compatriotes qui voient un héros en lui. J’ai bien peur de voir le scenario d’ ATT (Amadou Toumani Touré), libérateur du peuple se répéter. Il est important que « IBK (Ibrahim Boubacar Keïta) décide de rentrer dans l’histoire africaine  »disait Sylvia Watt , juste hier.  En tout cas, les généraux n’ont pas besoin de démissionner pour se présenter aux élections…alors Maliens tenez-vous-le pour dit!

Une junte des plus incroyables qui s’en sort des mieux, après avoir précipité le pays aux mains des faux fous de Dieu, trouvant des excuses à la débandade des militaires maliens (pas d’armements,  pas d’hommes en renforts, rebelles privilégiés, corruption dans l’armée, pas de formation…) et mettant tout sur le dos du président ATT- pas aussi innocent en réalité-

Pratiquement les ténors de la junte ont utilisé la courte échelle que nous Maliens aimions tant : tu fais des frasques, mets ton pays à genoux et te voilà général ou titulaire d’un poste de ministre, à vie ?- parce que tu as su –et osé-  annoncer  les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle dès le premier tour. Hum…Mali. Changement viendra-t-il un Jour ?  So te pan, a den ka gunuma dit le proverbe bambara, quand un cheval bondit, sa progéniture ne peut ramper. Il y une culture du «  je profite de mon poste » au Mali auquel il est important que nous mettions fin.

Un gouvernement «  jugé » aussitôt pléthorique par tous ceux que j’ai interrogé (je vous assure qu’ils sont nombreux et que j’y ai dépensé mes sous d’enseignante qu’on dit radine). Pas moins de 34 ministres  et de nouveaux – et peu singuliers –ministères : urbanisme et politique de la ville, un ministère de la réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord.

Il y a  aussi les ministres délégués auprès des autres ministres –lucarnes ? Je ne saurais m’avancer –

Un gouvernement surprenant ? NON. Personne ne peut le dire. C’est la même ligne qui continue son tracé dirais-je. Il y a  ceux qui ont soutenu le candidat IBK, il y a ceux qui doivent continuer la besogne –suivez mon regard – déjà commencée pendant la transition, un ancien rebelle, et pour couronner le tout peu de femmes : 11% – de quoi rendre le défenseur des femmes Aphtal Cissé rose de colère-

Trêve de présentations voici la liste des membres de ce gouvernement:

  1. Ministre de la Justice, Garde des sceaux : Mohamed Aly Bathily
  2. Ministre de la Défense et des Anciens combattants : Soumeylou Boubèye Maïga
  3. Ministre de la réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord : Cheick Oumar Diarra
  4. Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale : Zaraby Sidi Ould Mohamed
  5. Ministre de l’économie et des finances : Madame Bouaré Fily Sissoko
  6. Ministre de la sécurité : Colonel Sada Samaké
  7. Ministre du développement rural : Dr Bocary Téréta
  8. Ministre de l’administration territoriale : Général Moussa Sinko Coulibaly
  9. Ministre  du plan et de la Prospective : Cheickna Seïdy Diawara
  10. Ministres des domaines de l’Etat et des affaires foncières : Tiéman Hubert Coulibaly
  11. Ministre du commerce : Abdel Karim Konaté
  12. Ministre de la fonction publique : Bocar Moussa Diarra
  13. Ministre de l’environnement et de l’assainissement : Ousmane Ag Rhissa
  14. Ministre de l’équipement et des transports : Colonel Abdoulaye Koumaré
  15. Ministre du travail et des affaires sociales et humanitaires : Amadoun Konaté
  16. Ministre du logement : Mohamed Diarra
  17. Ministre de l’urbanisme et de la politique de la ville : Moussa Mara
  18. Ministre de la promotion de la femme, de la famille et de l’enfant : Madame Sangaré Oumou Bah
  19. Ministre de l’éducation nationale : Madame Togola Jaquéline Togola
  20. Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Moustapha Dicko
  21. Ministre de la santé et de l’hygiène publique : Ousmane Koné
  22. Ministre de l’énergie et de l’hydraulique : Frank Aly Keïta
  23. Ministre de la culture : Bruno Maïga
  24. Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle : Ousmane Bany
  25. Ministre de l’artisanat et du tourisme : Madame Berthé Aïssata Bengaly
  26. Ministre de l’industrie et des mines : Dr Boubou Cissé
  27. Ministre des Maliens de l’extérieur : Dr Abdrahamane Sylla
  28. Ministre de la communication et des nouvelles technologies de l’information : Jean Marie Sangaré
  29. Ministre de la jeunesse et des sports : Me Mamadou Gaoussou Diarra
  30. Ministre délégué auprès du Ministre de l’administration territoriale, chargé de la décentralisation : Malick Alhousseini
  31. Ministre délégué auprès du Ministre du développement rural, chargé de l’élevage, de la pêche et de la sécurité alimentaire : Nango Dembélé
  32. Ministre délégué auprès du Ministre de l’administration territoriale, chargé des affaires religieuses et du culte : Thierno Oumar Hasse Diallo
  33. Ministre délégué auprès du Ministre de l’économie et des finances chargé du budget : Madani Touré
  34. Ministre délégué auprès du Ministre de l’économie et des finances chargé de la promotion des investissements et de l’initiative privée : Moustapha Ben Barka

Maintenant le challenge direct qui attend le président est la suite des accords de Ouagadougou, qui, étaient forts prometteurs pour les séparatistes, indépendantistes doublés de bandits de grands chemins, maitres en enlèvement de touristes  et de voitures, de viol, spécialistes des retournements de situations et de désaveux d’accord :  Le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad).

We are waiting…what will we see ?

 

 

 


A vol d’oiseau vers Mamady Keita

Après les portraits de Serge Katembera et de Boubacar Sangaré, ma série de portraits de Mondoblogueurs continue.

Mamady KeitaJe vous présente aujourd’hui un autre jeune du continent, autant prometteur. Une autre vie, une autre réalité, un autre combattant et un espoir pour son pays et notre continent : Mamady Keita,  le jeune étudiant guinéen perdu dans le climat plein de contraste de l’Ukraine.

La phase du Liebster Blog Award a bien permis de se faire une idée sur les  personnalités des mondoblogueurs qui ont accepté de se plier au jeu ( tant qu’ils n’ont pas essayé de jouer au malin !). Ce n’est pas pour me jeter des fleurs (au risque de me casser la caboche), mais je pense que ces portraits n’ont rien à voir. Ce n’est pas de l’introspection nombriliste, ni une exposition du meilleur profil de soi. En tout cas à mon humble avis !

Mamady Keita. KEITA  est un nom bien prestigieux au pays mandingue, les  Djelis ne lassent pas de chanter le nom de Simbo. Celui des  descendants de Soundiata Keita, grand roi qui fonda l’empire du Mali, le grand chasseur, le grand sorcier. L’homme généreux qui marcha après son septième hivernage et vengea les injustices faites à sa mère Sogolon.

« Naré Magan Diata. Sogosogo Simbo Salaba… héros aux noms multiples » dixit les griots. Je ne suis pas griotte mais je me plais à vous parler de celui qui m’a toujours appelé grande sœur. Un garçon sérieux  qui a facilement des fous rires, propriétaire d’un petit calepin qui en a aiguisé des curiosités (coucou Madame caraïbe de Mondoblog) dans lequel il note absolument tout.

C’est un garçon bien grand au regard empli de malice avec une petite touche de tristesse dû à la solitude de l’Ukraine (certainement). Il a 22 ans et étudie les mines  dans cette ville lointaine d’Ukraine  dont je prononcerai difficilement le nom (heureusement que c’est un portrait écrit !) , Dnipropetrovsk. Encore un autre citoyen du monde! Atypique ! D’où mon intérêt pour lui. Son blog  est une sorte de jardin secret qu’il cultive avec amour et évoque les sujets qui lui tiennent à cœur. Ses sujets de prédilection  sont relatifs à sa Guinée natale et à l’Ukraine qui n’est pas aussi accueillante, mais il évoque également des choses beaucoup plus gaies comme le football (c’est un grand supporter de Barcelone FC j’en suis bien contente, pour une fois que j’en rencontre parmi les Mondoblogueurs !), de journées culturelles dans son université, de ses voyages, de ses rencontres.

Mamady est de confession musulmane, d’ailleurs son vœu le plus cher est de faire faire le voyage à la Mecque à ses deux parents. La consommation de l’alcool est banni chez le musulman et Mamady fait de son mieux pour échapper à  la tentation, étudierait-il au Cameroun, il aurait senti le même dépaysement (suivez mon regard…) sur ce plan. A cela il faudra ajouter le racisme qui fait de ces jeunes Africains des cibles pour les groupes xénophobes du coin. Mais heureusement, « les Africains sont bien plus forts  et ne se promènent jamais seuls », sans chercher à être raciste hein !

Je pourrais aussi citer les problèmes liés à l’alimentation, au climat, aux langues, aux finances, au ramadan….

Vous devez le soupçonner et c’est une réalité, mais la vie d’un étudiant africain, noir, musulman est difficile, pleine de contraintes et de privations.  Mais l’espoir de revenir servir son pays et participer au développement de ce dernier aide beaucoup Mamady à relever le défi et à rester fidèle aux traditions dans lesquels il a été élevé, gardant son amour pour sa famille, sa culture, la cuisine, la musique, sa patrie (je ne voudrais pas citer les délestages si fréquents à Conakry) intacts. Il est plein d’espoir pour son pays, sa citation préférée est  « à cœur vaillant on peut déplacer des montagnes. C’est en quelque sorte mon credo de tous les jours. J’espère une fois mes études terminées pouvoir faire bouger ou aider à changer les choses ne serait-ce que dans mon quartier, ma ville, et pourquoi pas dans mon pays. »

La vie de Mamady est aussi teintée de solitude. Une solitude que Mamady essaye de noyer (pas dans l’alcool vous le savez déjà !) dans le cinéma, l’écoute de la musique, le sport, la lecture et le blogging.  Qui pourra croire que cet étudiant en mines, donc matheux, a toujours rêvé de devenir journaliste ? Que son premier métier était celui de reporter ?  Personne.   Il s’est apprêté à mon questionnaire avec gentillesse.

1.     Présente-toi

Bonjour, je suis Mamady Keita, je suis étudiant à l’université nationale des Mines de Dnipropetrovsk, c’est au centre de l’Ukraine. Cependant je tiens aussi un blog sur la plateforme Mondoblog de l’Atelier des Médias. Mon blog s’appelle A vol d’ oiseau et je l’alimente souvent après mes cours ; pendant mes heures creuses, car écrire à toujours été ma première grande passion.

2.     Tu es étudiant en Ukraine, peux-tu nous parler de ce pays ?

L’Ukraine est un jeune pays d’Europe de  l’Est car il n’est indépendant que depuis 1989. C’est le pays des extrêmes. Tenez par exemple, lorsqu’on prend le climat en hiver, il fait très très froid et en été la chaleur est caniculaire. Les températures vont parfois au-dessus de 40 degrés en été et en hiver avoisinent parfois les moins 30 degrés. Le pays compte beaucoup d’immeubles modernes, mais aussi assez d’infrastructures qui ont plus de cent ans. Tous les jours on vit de nouvelles expériences, on fait de nouvelles rencontres, on découvre de nouvelles choses, on affronte de nouveaux obstacles. Mais, à force de n’avoir pas toujours le choix on finit par s’y habituer.

3.    Quelles sont les difficultés que tu y rencontres ?

Elles sont nombreuses les difficultés. Elles sont principalement liées aux différences de cultures avec mon pays natal la Guinée, mais aussi de langues ou au coût de la vie qui est vraiment cher surtout il y a très peu de boulot étudiant. On parvient à tenir surtout grâce à l’aide de nos parents.

4. L’Afrique y est-elle présente ?

A part quelques étudiants et des expatriés en quête d’une vie meilleure, l’Afrique n’est pas du tout présente ici. Il faut dire que l’Ukraine et l’Afrique coopèrent essentiellement dans les domaines commerciales et de l’éducation.

  5. Etes-vous bien intégré en Ukraine ?

A mon avis le plus important en matière d’intégration c’est d’être respectueux envers les lois du pays d’accueil, mais aussi être surtout respectable. Pour le reste, c’est la routine. La vie hors du pays natal exige toujours beaucoup de sacrifice sur tous les plans (alimentaire, culturel…), mais il faut l’accepter et considérer que c’est pour un temps bien déterminé. Ensuite tout redeviendra normal une fois de retour au pays natal.

6.   Quels sont les problèmes que vous y rencontrez ?

Les problèmes ils sont nombreux, car contrairement à ce que l’on peut imaginer lorsque l’on se trouve en Afrique par exemple la vie est très dure ici. Il n’y a pas de travail et même quand on se démerde pour en trouver c’est souvent très mal rémunéré. Bien que les problèmes de racisme ont considérablement diminué, il y a encore des amis qui en sont victimes, ils subissent des injustices, se font tabasser ou injurier. Mais face à tous ces problèmes nous avons formé plusieurs associations qui défendent nos intérêts parfois mieux que les consulats et les ambassades souvent immobiles.

7.    Quel est ton lien avec ton pays d’origine la Guinée ?

Bien que je sois à des milliers de kilomètres de mon pays natal, je pense à la Guinée tous les jours. Je suis l’actualité sociopolitique, économique et culturelle de très près. Je pense aussi tous les jours à mes parents, mes frères et sœurs bref à toute la grande famille, mais aussi les amis. S’ils lisent cette interview j’aimerais qu’ils sachent tous que même si je suis très loin d’eux je les aime du plus profond de mon cœur.

8. Comptes-tu y retourner aussitôt les études terminées ?

A la fin de mes études je crois que je rentrerai très vite en Guinée, car on a plus besoin de moi là-bas que n’importe où ailleurs. Je rentrerai pour apporter mon grain de sel, ma modeste contribution à la construction et au développement de mon pays. C’est la chose qui me tient le plus à cœur. Peu importe à quel niveau ce sera, je répondrai présent comme j’ai vu mon père toujours le faire. Ceci est un choix dont je serai toujours prêt à assumer les conséquences au cas où il y en aura.

9. Peux-tu nous faire une analyse de la situation politique actuelle de la Guinée ?

Malgré que les militaires ont rendu le pouvoir aux civils à travers une élection présidentielle qui a porté au pouvoir l’actuel président de la République le professeur Alpha Condé, la Guinée peine toujours à organiser des élections législatives censées définitivement mettre fin à la transition politique créée par le coup d’Etat du Capitaine Moussa Dadis Camara en décembre 2008. Et pour cause le pouvoir et l’opposition guinéenne mettent leurs intérêts partisans au-dessus de tout, cela parfois au détriment de la stabilité. Cependant l’accord qui vient d’être signé le 3 juillet dernier entre les deux parties ouvre à mon avis une lueur d’espoir. Cependant cet espoir ne m’empêche pas d’être prudent car le plus dur reste à venir, je pense à la phase d’application de cet accord qui a trop longtemps été attendu. J’espère que la classe politique fera vraiment preuve de responsabilité en appliquant cet accord qui permettra à la Guinée d’en finir avec cette transition qui n’a que trop durer. Cela permettra aussi le retour en masse des investisseurs pour que la Guinée connaisse enfin le développement cela près de 55 ans après son indépendance.

10.   Les jeunes Africains peuvent-ils croire en un avenir meilleur ?

Les jeunes Africains ne doivent pas s’assoir et attendre les opportunités venir à eux, mais ils doivent aller chercher et retrouver ces opportunités partout où elles se cachent. Ce que je suis en train de vous dire est loin d’être un vain discours, j’y crois et je l’ai vécu. Tenez par exemple il y a un peu plus de 3 ans j’étais à Conakry. C’était les vacances, donc je passais mes journées entières à la maison en compagnie des autres jeunes parfois plus âgés que moi dans le quartier autour de tasses d’Attaya (thé).Un jour je me suis levé et je suis allé voir le directeur de publication du Groupe de presse l’indépendant-le Démocrate, je lui ai expliqué qu’écrire, témoigner était ma passion. Il m’a répondu que ça ne suffisait pas pour travailler dans un grand journal comme le sien. Je l’ai supplié de me donner juste une semaine pour le prouver que je pouvais être à la hauteur de sa confiance. Il m’a donné une chance et au bout de deux semaines je produisais tellement qu’il m’a proposé un contrat. Pendant ce temps mes amis parfois des diplômés en journalisme, en lettres modernes continuaient à préparer leur attaya sous « l’arbre à palabres » tout en se plaignant du manque de boulot. Je ne gagnais pas des millions avec mon petit travail de jeune reporter, mais au moins ça me permettait de ne plus demander le petit déjeuner à Papa et à Maman etc…Je crois que le temps est venu que les jeunes Africains croient en eux-mêmes. Il faut aller vers l’Etat et les entreprises, car les cinquante dernières années nous ont prouvés qu’ils (l’Etat et les entreprises) ne viendront jamais nous chercher sur nos lits pour nous proposer du travail bien rémunéré. Je dirai pour finir qu’il faut aussi que nous pensons à être deux fois plus compétents que la normale et cela passe par la formation, la lecture etc…

11.   Quels sont tes loisirs ?

J’aime beaucoup jouer et regarder des matchs de football. Je passe aussi beaucoup de temps à regarder des films ou écouter de la musique. Parfois je vais me promener sur les bords du Dniepr le fleuve qui a donné son nom à la ville où j’habite actuellement en Ukraine : Dnipropetrovsk.

 

Crédit Photo: Faty
Crédit Photo: Faty

 

 


Le poulet aux plumes #3

Après un voyage retour vers Gao beaucoup moins mouvementé à bord de la voiture particulière d’un projet de développement, me voici dans la cité des Askia à mener une vie de ménagère encore deux mois avant la reprise des cours à Tombouctou ‘’inchallah’’.

Je retrouve Gao et son délestage. Pas  d’électricité le jour, Oui ! Deux nuits sur trois ? C’est ce qui est dit mais ce n’est  jamais effectif. Je suis là depuis vendredi et ce n’est que ce dimanche nuit l’énergie du Mal Mali nous envoya le précieux sésame.

Je me dis « vite, branche ton téléphone » je pourrais travailler avec la vieille dame (mon ordinateur) et coucher (pas accoucher car l’exercice est beaucoup moins douloureux !)peut être un article. Mais il me faut d’abord finir le diner ; surtout que nous avions des invités.  A peine une heure de temps et c’est le noir… je veux dire le clair de lune … coupure ! Dans une heure l’électricité reviendra certainement.  Je me demande quand est-ce que je mettrai cet article en ligne, l’envoyer à la ravissante Raphaëlle Constant ? Elle est en vacances… vaut mieux attendre…attendre n’est pas un poids dit le proverbe…  et puis…tout ce qui fait le pourtour d’une maison fini par entrer  par la porte alors… dit un autre proverbe.

N’empêche, Je suis bien pressée de vous parler de cette nouvelle façon de cuisiner le poulet que j’ai découvert à Gao mais il me faudra attendre le bien vouloir de l’EDM (énergie du Mali). L’électricité est bien revenue une heure plus tard, mais il me faut prendre  mon mal en patience, dompter mon instinct de konghosseuse. Ce n’est qu’une fois débarrassée de toutes mes corvées d’africaine au foyer que je pu me consacrer à ma passion.

Ce billet s’ajoute bien volontiers au deux premiers de la série sur les femmes maliennes même si l’auteure de la recette n’a point atteint l’âge d’être une femme. Mais elle nous amène à parler d’un autre fait de notre société que je ne peux que dénoncer : le mariage précoce. (Même s’il n’est pas forcé dans ce cas)

C’est une heure après mon arrivée à Gao que j’ai entendu parler de cette recette qui me fit penser à Aurore (à cause de son poulet bicyclette ?).

C’est l’histoire d’une fillette qui ne doit pas avoir 13ans qui a convolé en justes noces avec un homme de l’âge de son père pour en être la seconde épouse.  Elle était consentante, dit-on et bien contente de se marier à celui qui lui donnait  autant d’argent de poche qu’elle voulait. Celui qui acheta le téléphone (chinois) pour jouer la musique qu’elle désirait tant.  Elle sourit avec béatitude lorsqu’on l’appelle «  waye hidjo » « la jeune mariée » bien  qu’elle n’en donne pas l’image.

Mais est-elle en âge de comprendre les dangers d’une grossesse à cet âge ?

Une jeune mariée en pays songhaï porte des habits neufs, amples, est tressée avec art et  surtout reste un bon moment sans sortir. Ce n’est pas le cas de Madame… (Appelons là Madame Z, pour ne pas dire X qui pourrait faire penser à mal) qui aime encore faire ce que toutes les petites filles du monde, je veux dire africaines ce sont elles que je connais le plus : jouer et se promener avec ses amies du même âge.

Donc bien que ses parents l’eussent donné en mariage, Madame Z n’est pas du moins consciente que son statut en société a changé bien qu’elle sourit à son nouveau nom. Elle ne semble pas. Non. Elle ne connait pas la signification du mot bien qu’ayant déménagé chez lui, elle ne fait pas encore.  Et personnellement je me suis posée des questions sur l’identité et le poids du cerveau de ses deux parents réunis (plus petit que celui de madame Z en tout cas !) surtout sa mère. Bien après je me demandai si la mère n’avait elle-même pas été mariée au même âge. Car, dans ce bas pays on marie les filles avant qu’elles ne soient pubères.  D’ailleurs, ma voisine n’est pas très contente de sa fille Nanna, du même âge que Madame Z   qui a refusé un mariage du même genre. Si elles étaient  scolarisées, elles auraient eu un prétexte. Mais la scolarisation et la rétention de la petite fille à l’école n’ont  pas un bon taux au Mali. Les parents pensent que le mariage est le meilleur des moyens de les protéger de la débauche et des grossesses prématurées. Quand, les petites filles font comme Madame Z et apportent un homme prêt à les épouser, ils sont contents, que dis-je ils en sont ravis, heureux…Ils en sautent de joie.

Madame Z ne sait pas ce qu’est le mariage, elle n’en connait pas les contraintes pour une femme en Afrique. Il faut non seulement faire le ménage (toute seule hein ! au pire tu peux avoir une aide-ménagère) mais aussi accepter d’être aux ordres d’un mari à qui tu dois respect.

Sa vie est plutôt joviale  chez ses parents, jusqu’au jour où son mari décida de lui faire passer un petit test (au bout d’un mois de mariage et de stage chez sa maman) en lui       apportant deux poulets à cuire pour le déjeuner.

Madame Z n’ayant pas encore eu le temps de se mettre à côté de sa maman pour apprendre à faire la cuisine ou le ménage fut dans l’embarras pour préparer le mets de son mari chéri en l’absence d’une mère pas très futée aussi.

Heureusement que le dégustateur de poulet prit le soin d’égorger les poulets avant de les lui laisser. Car après un tour au marché pour acheter des condiments sans grand choix, Madame Z  parvint à faire du feu bon gré malgré et après  les condiments, les poulets lavés dans un grand seau d’eau atterrir dans la grande marmite. Sans les plumer !

Ce sont deux de ses amies, qui ne l’avaient pas vu depuis le matin qui vinrent la trouver fort occupée.

–          Qu’est-ce que tu prépares ?

–          Des poulets

Aussitôt l’une ouvrit la marmite.

–          Mais comment tu es en train de faire ?

–          J’ai mis les condiments et les poulets

–          Mais il y a les plumes !

–          Oui, je les ai bien lavés.

–          Tu es folle ? on enlève les plumes, elles sont sales

–          « Macine waye hidji tini »? tu es quel genre de jeune mariée ? lui dirent-elles en éclatant de rire.

Mais elles firent descendre la marmite et plumèrent les poulets déjà embués de tomates et autres épices. Mais il fallait être courageux pour le manger. Les fillettes se sont bien amusées avec sans prendre le soin de se laver les mains.

Quand à Madame Z,  Elle ne sembla même pas comprendre la portée de sa recette si innovante.

Lorsqu’on me la montra aujourd’hui au marché je compris. C’est vraiment une fillette.  Sans poitrine. Maigre. Joyeuse.  Présentement madame Z est en apprentissage chez sa propre maman. Je me demande quand est ce qu’elle sera jugée apte pour avoir son foyer, dans deux ans ? Trois ? Elle aura au pire 16 ans. Encore petite !

On ne rit que de malheur, dit un autre proverbe djerma…faut-il donner cette recette à toutes les petites filles qui se retrouveront dans cette situation ?

Il faudrait surtout pour  la reconstruction, que  nous  prenions en compte la scolarisation de la fille. L’école et l’éducation sont les meilleurs moyens d’échapper à une vie entière de peines et de corvées. Il ne faudrait pas  oublier l’apport de ces jeunes une fois alphabétisées au développement de la région et du pays tout entier.

Voyons l’exemple des premières filles scolarisées d’Afrique : Madame Jeanne Martin Cissé de la guinée,  Awa Keita, Sira Diop du Mali, elles ont participé au mouvement libéral de l’Afrique en luttant pour son indépendance.

 


La leçon malienne

crédit photo: malijet.com
crédit photo: malijet.com

Le président de l’URD, Soumaïla CISSE, classé 2ème au premier tour des élections présidentielles du Mali, le 28 juillet avec plus de 19% des suffrages exprimés vient de reconnaitre la victoire de son adversaire IBK au second tour.
Il semble que le pays est arrivé à amorcer une marche vers la normalité…

Je ne crierais pas vive IBK comme d’autres depuis dimanche! mais je respecte fort le nom KEITA.
KEITA est un nom lourd de signification dans notre histoire. Soundiata Keita a créé l’empire du Mali, Modibo Keita est le premier président de la République, Salif Keita notre premier footballeur de renom… Je pourrais en citer encore d’autres:  le chanteur Salif, keita, l’ancien Barcelonais Seydou Keita, le champion du monde de Taekwondo Daba Modibo Keita aussi!
Que ce soit un Ibrahim Boubacar keita qui soit élu président du Mali pris entre Serval, Misma, la junte et le peuple plein d’espoir… Nous devons nous réjouir;

C’est un tournant décisif certainement!
Je garde l’espoir… j’ai foi en mon pays, d’où un billet aux couleurs du drapeau malien.

Un proverbe Bambara dit : « Allah minè djon tè malo », Celui qui croit en Dieu ne sera jamais humilié.

Bien le bonsoir les amis